Faire / Rien faire / choix et vivre ses choix

Je vis un état bizarre depuis quelques jours, plutôt stable.

J’ai rencontré quelqu’un qui me permet de développer quelque chose en haut de moi (vision de ma vie, position de mon attention pour m’appréhender) et ça me fait voir la vie d’une manière différente.
Je l’aide apparemment à développer l’autre pendant de cette chose, version « en bas » (relation à son identité, au corps, aux sensations qui viennent du flux du bas)

Quand je suis dans cet état, je suis bien. Calme, c’est le mot qui me viendrait.
Je ne subis plus le brouhaha et les cognements mentaux que je connais depuis des années. Les pensées me viennent mais je ne « tombe plus dedans », je reste dans un endroit où elles me donnent une info, et comme il semblerait que je la prenne en compte (?), ça redevient calme.
Quand ça m’est arrivé de gripper, c’est soit parce que je suis revenu à l’état d’avant que je connais (genre « nez dans le guidon dans le champ de mes pensées »), soit parce que je me mets le nez dans le guidon dans mes sensations (souffrances physiques, éthériques ou émotionnelles).
Je me suis levé hier matin mal. Mal-être. Dans la peur. J’ai essayé de me « débloquer » (je commence à rire de ce que je suis en train d’écrire parce que d’une certaine manière c’est assez ridicule :’D ce n’est finalement pas comme ça que ça marche !), c’est à dire de méditer en plongeant dans mon intérieur comme j’en ai l’habitude.
Ça bouge mais c’est la-bo-rieux. Je « décide » alors de laisser aller sans chercher à comprendre ou aller mieux.
Je rencontre quelqu’un avec qui j’ai rendez-vous dans un restaurant (chouette rencontre, si tu te reconnais !) et je sens qu’en toile de fond, plein de choses s’échangent qui font que mon mal-être se dissout.
J’explique : mon mal-être ne s’est pas dissout parce que je passe un bon moment avec quelqu’un de super sympathique. Non : « mon » mal-être se dissout parce que la personne en face agit sur moi sans en avoir conscience, et moi sur elle. J’ai baillé plusieurs fois, chaque fois après l’intégration de quelque chose.
Checkpoint 1 – mini résumé : c’est en lâchant tout et en laissant ce que je crois être moi se démerder que tout se résout sans résistance. Surprenant pour moi qui chercher à me débloquer (c’est le concept du « faire dans le non-faire » des taoïstes).

C’est plutôt jouissif parce qu’on ne contrôle rien.
Moi qui ai cherché à tout contrôler dans ma vie. VOULOIR que le monde extérieur soit comme si ou comme ça. VOULOIR que telle action fonctionne et ai tel résultat (quand je l’écris je me rend compte du truc ça ressemble à de l’effarement). Devoir faire des choses pour que ma vie soit bien.

On dirait que j’avais oublié de me laisser porter par le courant.
Ce courant qui semble être une sous-partie de moi (ou une sur-partie, disons une autre dimension de « moi-même »)

J’écris là cet article, sérieusement je ne sais pas trop pourquoi je m’y suis mis ni pourquoi j’écris ça (ce qui m’occasionne un fou rire nerveux, récurrent ces derniers jours), mais je me retrouve là, devant mon pc à taper sur le clavier. Comme si j’étais témoin de moi-même, sans en être distant ou « détaché » (j’ai horreur de ce mot compte tenu des énergies qu’on fout derrière où on fait semblant d’aller bien en « spiritualité ». Suis grinçant)

Je m’aperçois que je n’ai pas changé d’activité récemment. C’est comme si un courant me traversait et que je me retrouve dans une autre activité.
Ce courant qui avant me faisait peur parce que j’avais l’impression de perdre mon libre-arbitre (je l’ai toujours, je peux toujours faire « gnagnagna » à ce que je ressens comme élan en moi. Faire l’inverse de ce que je ressens. Mais là j’ai pas trop envie sauf quand je me tape un coup de flippe comme un ado attardé), ce courant là : c’est un courant d’une partie de moi qui va vers une autre partie de moi.
Là tu te dis : je comprends rien à ce qu’il écrit. Alors j’écris plus limpidement : AVANT j’avais l’impression inconsciente que mon désir était quelque chose qui vient de l’extérieur et qui me soumet à faire des choses. J’avais peur d’être dans la prison de mon vrai désir (rigole pas, c’est possible comme câblage, je suis pas le seul !). Du coup j’y allais mais pas trop.
En ce moment, il est possible que je m’aperçoive que mon désir est généré par moi, c’est juste que c’est une dimension de moi que je ne connaissais pas trop, et que du coup je voyais à l’extérieur. Du coup on dirait que ça me détend. Parce que je laisse tomber une lutte contre un truc qui vient de moi et qui me porte finalement.

Checkpoint 2 – mini résumé : je crois que je suis en train de surfer sur l’axe de vie qu’une partie de moi profonde impulse (à partir de rien ? grimace interrogative).
Et on dirait que je commence à recouper avec la notion de choix que j’ai pu commencer à toucher auparavant.

Deux pièces de puzzle se recoupent. D’un côté le pouvoir de choisir (qui ne se fait pas par le mental ou le psychique, ce que les gens appellent la volonté, mais plutôt par un désir profond, en bas profondément dans le ventre dans une dimension inférieure), de l’autre côté vivre le film qui résulte du choix qu’on a posé.

RÉSUMÉ :
1) on dirait qu’on peut choisir un film
2) on peut se laisser vivre dans le film sans lutter, de toute façon c’est les mêmes scènes, le même scénario et la même fin (même si c’est infini, ce film est trèèèès long !)
Sauf qu’on peut crier pendant tout le film, bouffer devant, être bien coiffé ou mal coiffé : ça ne change rien au film en tant que tel mais ça change comment on vit le film de l’intérieur.
3) il y a un film global une dimension au dessus qui donne le fond du fond des films qu’on choisit en point 1 (en accédant à ce fond du fond, ça peut me montrer que je ne suis pas fait pour être sportif professionnel ou vivre en orient (?) )

Merde. On dirait que je suis en train de découvrir la vie :-O
(et de voir que j’ai fait beaucoup à l’envers auparavant, en essayant de ne pas choisir MAIS de vouloir contrôler le film derrière. L’angoisse !)

On verra comment ça évolue. Des bises.

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